
Sur le quai de Morro Jable, parmi les bateaux à coque blanche et en fibre de verre, il y en a un qui se distingue de loin : du bois travaillé à la main, de hauts mâts et cet air de bateau qui a beaucoup navigué. C’est la goélette Aphrodite. Et même si beaucoup la connaissent pour ses couchers de soleil, elle offre en journée une expérience différente qui mérite d’être racontée.
Ce qui change quand on navigue sur un bateau en bois
Monter à bord d’une goélette n’a rien à voir avec monter à bord d’un catamaran. Le bois craque un peu, le pont a une odeur différente et tout invite à ralentir le rythme. Vous ne montez pas à bord d’un bateau fabriqué en série : vous montez à bord d’un bateau construit à la main, pièce par pièce, en Turquie.
Quand le vent est au rendez-vous, on hisse les voiles et le moteur passe au second plan. C’est là que commence le meilleur moment de la journée : avancer en n’entendant que le bruit de l’eau et la toile qui se tend. Ce n’est pas toujours possible, car cela dépend du vent et de l’état de la mer, mais quand ça arrive, on ne l’oublie jamais.
Une terrasse couverte et beaucoup d’espace pour s’étirer, prendre le soleil en sirotant un verre et écouter le bruit des vagues à Fuerteventura
Avec une longueur d’environ 20 mètres et une largeur de 7 mètres, l’Aphrodite dispose d’un pont spacieux, idéal pour s’allonger au soleil et admirer tranquillement la côte volcanique de Jandía. Elle peut accueillir jusqu’à soixante-cinq personnes, ce qui en fait un excellent choix si vous venez en groupe, sans pour autant donner l’impression d’être à l’étroit.
Il y a de la musique à bord, même s’il n’y a pas de DJ ici (c’est plutôt pour le coucher du soleil). Ce qui est sympa, c’est que souvent, c’est la playlist de l’un des membres du groupe qui finit par passer : si tu demandes au capitaine et qu’il est d’accord, c’est toi qui t’occupes de la musique.
Un plongeon, puis, en sortant, la table dressée face à la côte de Jandía
Au bout de deux heures, nous faisons une pause pour que tu puisses piquer une tête dans l’Atlantique, avec cette eau cristalline qui donne envie d’y rester. Quand tu sors de l’eau, l’équipage a déjà préparé la table.
On y mange vraiment bien : couscous méditerranéen aux légumes grillés et tzatziki, puis filet de veau rôti aux herbes, sauce aux champignons et pommes de terre. Une option végétarienne est proposée, ainsi qu’un buffet à volonté avec du cava bien frais, du vin blanc et rosé, de la bière, des boissons non alcoolisées et de l’eau pendant toute la traversée.
Une goélette ou un catamaran ? Il n’y a pas de mauvaise réponse ni de mauvaise expérience
Si vous hésitez, demandez-vous quel genre de journée vous avez envie de passer. Le catamaran est plus moderne, très stable et convient parfaitement à ceux qui recherchent un confort optimal. La goélette, quant à elle, a une âme : le bois, les voiles et ce petit côté romantique propre aux bateaux classiques.
Les deux bateaux longent la même magnifique côte et, sur chacun d’eux, nous restons à l’affût au cas où des dauphins ou des baleines feraient leur apparition ; on en voit par ici toute l’année, même si on ne peut jamais les garantir. C’est une question de caractère, pas de catégorie.
Si vous avez envie de troquer votre programme habituel contre une sortie au rythme du bois et des bougies, ce bateau est fait pour vous. Nous partons du quai de Morro Jable, à Fuerteventura, et nous nous occupons de tout le reste.